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Le Louvre conserve depuis la dernière guerre une coupole d'Antoine François Callet (1741-1823) peinte sur toile vers 1775 pour le pavillon du palais Bourbon à Paris. C'est l'un des rares vestiges conservés des « folies » à coupoles qui fleurirent dans le dernier quart du XVIIIe siècle.Construit par l'architecte Bellisard sur ordre de Louis Joseph de Bourbon, prince de Condé, le pavillon était célèbre pour son décor intérieur. Peinte en trompe l'oeil, la coupole du salon imitait une galerie circulaire sur laquelle étaient disposées les fi gures mythologiques de Vénus et de sa suite. Démaroufl ée en 1846 lors de la destruction du bâtiment, découpée en treize tranches pour être envoyée en Allemagne en 1941, récupérée à Berlin par Rose Valland en 1947, la toile a été récemment restaurée et a pris place au centre du parcours des Objets d'art du XVIIIe siècle, au premier étage du pavillon Marengo. La longue et exemplaire campagne de restauration donne l'occasion de revenir sur l'histoire de ce décor, fort bien documentée grâce aux archives des Bourbon-Condé au château de Chantilly.